Transformer nos commandes en avenir industriel et en progrès social

03/09/2026



Chaque rentrée sociale est l’occasion de dresser un bilan de mi-année.

Avec 821 commandes nettes et un carnet de commandes historique de 9 222 appareils, l’attractivité denos avions ne se dément pas.

Cette dynamique commerciale qui sécurise notre avenir est le résultat de l’engagement quotidien des salariés, de leurs compétences et de leur capacité à surmonter les difficultés industrielles.
Mais une commande n’est transformée en réussite que lorsque l’avion est produit et livré, dans le respect de la qualité, de la sécurité et des engagements pris envers nos clients.

À fin juillet, Airbus avait livré 418 appareils. Pour atteindre l’objectif de 870 livraisons en 2026, le défi industriel du second semestre reste donc relevé.

La montée en cadence des programmes A320, A330 et A350 continue de se heurter à des difficultés bien réelles : fragilité de certains fournisseurs, disponibilité des moteurs et des équipements, difficultés de recrutement et tensions persistantes sur certaines compétences.
Ces obstacles, et la pression qui en découle, ne pourront pas durablement être compensés par l’engagement des équipes et l’accumulation des heures supplémentaires.
La performance industrielle dans la durée nécessite une chaîne d’approvisionnement plus robuste, des postes de travail matures, des investissements à la hauteur des ambitions, une organisation efficace et des effectifs dimensionnés aux besoins réels.

Un autre défi que doit relever Airbus est celui de son futur monocouloir de nouvelle génération, dans le cadre du programme eAction, qui symbolise l’accélération vers la décarbonation du transport aérien.
Ce challenge vital pour Airbus mobilisera de plus en plus d’équipes dans les années à venir.

Ainsi, préparer l’avenir, c’est aussi préserver et développer nos compétences. Les savoir-faire industriels, qui font la réputation et la force d’Airbus, demandent du temps pour être acquis, maîtrisés puis transmis.

Pour assurer la transmission de ce savoir-faire, FO continue de revendiquer que le statut de “tuteur” soit pleinement reconnu et valorisé à la hauteur de l’enjeu qu’il représente, au regard du nombre exceptionnellement élevé de nouveaux arrivants à former dans Airbus Commercial ces dernières années.

Pour garder notre savoir-faire et pouvoir le transmettre, il faut en priorité retenir les compétences déjà présentes. Cela nécessite de pouvoir proposer des perspectives d’évolution réelles aux salariés dans leur métier et domaine d’excellence, afin d’éviter que “la course à la mobilité”, vers des métiers parfois différents, ne devienne le seul moyen d’évoluer.

C’est pourquoi, FO continuera de porter des revendications concernant les classifications actuelles de certains emplois, ainsi que la gestion de carrrière dans Airbus Commercial.

Recruter, former, fidéliser et reconnaître les salariés doivent être plus que jamais une priorité stratégique pour Airbus !

Cette reconnaissance doit également se concrétiser dans la rémunération. Pour FO, le salaire demeure le socle du partage de la valeur. Les primes, l’intéressement et la participation sont importants, mais ils doivent compléter le salaire, ne jamais s’y substituer.
Dans notre accord salarial 2026/2027, FO avait revendiqué et obtenu une “clause de rendez-vous” en raison des incertitudes et du risque élevé d’une flambée de l’inflation sur 2026. Cela va permettre de ne pas attendre 2027 pour analyser, dès ce dernier trimestre, le niveau et les effets de l’inflation.

Ce bilan de mi-année est également l’occasion de revenir sur deux périodes de fortes tensions. Après l’épisode de la participation, c’est ensuite le sujet du télétravail qui s’est invité sans prévenir dans l’agenda social...

La position de FO sur le télétravail reste indéfectible : nous demandons simplement que l’accord QVCT soit appliqué dans sa totalité, loyalement, sans en dévoyer le sens.
Pour FO, il est non seulement possible, mais aussi indispensable, de concilier les impératifs industriels et la présence nécessaire sur site, avec l’autonomie des salariés et l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Les salariés et leurs organisations syndicales, avec en première ligne les organisations majoritaires disposant d’un réel rapport de force au regard du nombre d’adhérents et de salariés qu’elles représentent, sont finalement parvenus à imposer le retour du bon sens et le respect intégral de notre accord :

  • suppression de la directive limitant le télétravail à 1 jour maxi par semaine,
  • maintien de la possibilité de 2 jours de télétravail par semaine en moyenne
  • maintien de l’obligation pour le manager d'organiser un entretien avec le salarié, en précisant par écrit les nouveaux besoins opérationnels de l’équipe nécessitant un changement de rythme, avec un délai de prévenance de 1 mois

FO veillera donc, dans les prochaines semaines, à la bonne application de la note relative au télétravail publiée le 22 juillet à destination des managers et des HRBPs.
Tous devront faire preuve de pragmatisme et de discernement, afin de retrouver sérénité et confiance au sein des équipes. Airbus en a aujourd’hui plus que jamais besoin !

La réussite d’Airbus Commercial conditionne l’emploi, les investissements et l’avenir de nos sites.
Airbus possède les avions, les commandes et les compétences nécessaires. Il faut maintenant réunir les conditions industrielles et sociales pour transformer cette dynamique commerciale en réussite durable.

Airbus doit continuer de considérer la stabilité sociale comme un paramètre de compétitivité. Cette stabilité nécessite un dialogue en amont, de la confiance, de la loyauté, et la juste reconnaissance du travail.
De son côté, FO continuera de soutenir la performance d’Airbus lorsqu’elle contribue à construire notre avenir. FO continuera aussi de s’engager avec détermination dans chaque négociation pour obtenir des progrès concrets pour les salariés en imposant, par le rapport de force si nécessaire, un dialogue social exigeant, équilibré et toujours gagnant !


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